XXXII
Je ne pus qu’approuver Saluce, tout en déplorant la fatale nécessité où il se trouvait jeté de faire souffrir le cœur de Régina en immolant son propre cœur. Il ne l’avait pas consultée. Qui sait si elle n’aurait pas préféré mille fois l’exil avec lui à la liberté et à la fortune sans lui ? Ce devoir qu’il accomplissait si cruellement était donc arbitraire. Il se faisait à la fois juge et sacrificateur sans interroger la victime ! Et, cependant, le sacrifice était commandé par la délicatesse, l’honneur, la vertu, l’amour même ! Ma raison se troublait devant une pareille situation.