À Adjutor Rivard Héritier de Garneau, fervent de Crémazie,D’un invincible amour vous chérissez comme euxLe sol d’où sont sortis les pionniers fameuxDont le sang féconda notre terre choisie.Et dans la ville altière où votre œil s’extasieVous luttez constamment, plein d’un zèle pieux,Pour conserver intact le parler des aïeux,Pour servir sur nos bords l’Art et la Poésie.Nul mieux que vous ne dit le mâle alexandrin,Impeccable charmeur, au geste souverain,Dédaigneux du brillant des vers légers ou mièvres ;Et lorsque vous clamez les strophes de Zidler,On croit ouïr l’aède enthousiaste et fierQui tenait les vieux Grecs suspendus à ses lèvres. ← Chapitre précédent Chapitre suivant →