CXVII. L’amour Et Le Crâne VIEUX CUL-DE-LAMPEL’Amour est assis sur le crâne De l’Humanité, Et sur ce trône le profane, Au rire effronté, Souffle gaiement des bulles rondes Qui montent dans l’air, Comme pour rejoindre les mondesAu fond de l’éther. Le globe lumineux et frêlePrend un grand essor, Crève et crache son âme grêleComme un songe d’or. J’entends le crâne à chaque bulle Prier et gémir : – « Ce jeu féroce et ridicule,Quand doit-il finir ? Car ce que ta bouche cruelle Éparpille en l’air, Monstre assassin, c’est ma cervelle,Mon sang et ma chair ! » ← Chapitre précédent Chapitre suivant →