IV À l’instant où l’on dit : Vivons ! tout se déchire.Les pleurs subitement descendent sur le rire. Tête nue ! à genoux !Tes fils sont morts, mon père est mort, leur mère est morte.Ô deuil ! qui passe là ? C’est un cercueil qu’on porte. À qui le portez-vous ?Ils le portent à l’ombre, au silence, à la terre ;Ils le portent au calme obscur, à l’aube austère, À la brume sans bords,Au mystère qui tord ses anneaux sous des voiles,Au serpent inconnu qui lèche les étoiles Et qui baise les morts ! ← Chapitre précédent Chapitre suivant →