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Bar Hebraeus
1226 – 1286
Syriaque
1 livreBiographie
Abou al-Faraj Jamal al-Din ibn Haroun al-Malati, connu sous le nom d'Ibn al-Ibri (1226 - 1286 apr. J.-C.), est un historien, philosophe théologien et médecin syriaque éminent, considéré comme l'un des plus grands savants de l'Église syriaque orthodoxe au Moyen Âge. Il est réputé pour son érudition encyclopédique et ses contributions profondes dans les domaines de l'histoire, de la théologie, des sciences naturelles et de la philosophie, ce qui en a fait un pont culturel important entre les civilisations syriaque et islamique. Ses écrits se caractérisent par la combinaison d'une méthodologie philosophique et d'un esprit théologique, laissant un riche héritage intellectuel qui reste une référence essentielle pour les chercheurs.
Ibn al-Ibri est né à Malatya, dans l'actuelle Turquie, et a grandi au sein d'une famille d'origine juive convertie au christianisme. Il a reçu sa première éducation en médecine et en sciences de son père, le médecin Haroun. Sa famille a été contrainte de fuir vers Antioche, puis vers Tripoli du Levant, pour échapper à l'invasion mongole. C'est là qu'il a poursuivi ses études avancées en philosophie, théologie et langues. En 1246, il a été ordonné évêque à l'âge de vingt ans et a gravi les échelons ecclésiastiques jusqu'à être nommé Maphrien de l'Orient de l'Église syriaque en 1264, poste qu'il a occupé jusqu'à sa mort dans la ville de Maragha, en Iran.
Ibn al-Ibri a vécu une période historique tumultueuse marquée par la chute de Bagdad aux mains des Mongols. Ces événements majeurs se sont reflétés dans ses écrits historiques et philosophiques, qui se distinguaient par leur précision et leur objectivité. Ses nombreux voyages et ses relations avec les dirigeants mongols et les savants musulmans, tels que Nasir al-Din al-Tusi, lui ont permis d'accéder à d'immenses bibliothèques et à des manuscrits rares, enrichissant ainsi ses connaissances et affinant sa vision humaniste. Il a utilisé son vaste savoir pour promouvoir la paix civile et protéger sa communauté, et a rédigé ses œuvres dans un arabe et un syriaque rigoureux afin de rapprocher les connaissances entre les différentes cultures et religions de son époque.
Œuvres principales :
- Mukhtasar fi ilm al-nafs al-insaniyya (Abrégé sur la psychologie humaine) (1280) : Ce livre offre une étude philosophique approfondie de la nature de l'âme humaine, de ses facultés et de sa relation avec le corps, s'appuyant sur la vision platonicienne et moderne et intégrant les conceptions théologiques syriaques.
- Tarikh Mukhtasar al-Duwal (Histoire abrégée des dynasties) (1286) : Cet ouvrage est l'un des livres historiques les plus importants, racontant l'histoire du monde depuis la création jusqu'à l'époque de l'auteur, se distinguant par sa neutralité et son recours à diverses sources en plusieurs langues.
- Kitab Daf' al-Hamm (Livre pour dissiper l'inquiétude) (1282) : Un livre éthique et divertissant qui combine des sermons, des contes agréables et des anecdotes, dans le but de réconforter l'âme humaine et d'alléger les fardeaux et les difficultés de la vie.
Ibn al-Ibri est né à Malatya, dans l'actuelle Turquie, et a grandi au sein d'une famille d'origine juive convertie au christianisme. Il a reçu sa première éducation en médecine et en sciences de son père, le médecin Haroun. Sa famille a été contrainte de fuir vers Antioche, puis vers Tripoli du Levant, pour échapper à l'invasion mongole. C'est là qu'il a poursuivi ses études avancées en philosophie, théologie et langues. En 1246, il a été ordonné évêque à l'âge de vingt ans et a gravi les échelons ecclésiastiques jusqu'à être nommé Maphrien de l'Orient de l'Église syriaque en 1264, poste qu'il a occupé jusqu'à sa mort dans la ville de Maragha, en Iran.
Ibn al-Ibri a vécu une période historique tumultueuse marquée par la chute de Bagdad aux mains des Mongols. Ces événements majeurs se sont reflétés dans ses écrits historiques et philosophiques, qui se distinguaient par leur précision et leur objectivité. Ses nombreux voyages et ses relations avec les dirigeants mongols et les savants musulmans, tels que Nasir al-Din al-Tusi, lui ont permis d'accéder à d'immenses bibliothèques et à des manuscrits rares, enrichissant ainsi ses connaissances et affinant sa vision humaniste. Il a utilisé son vaste savoir pour promouvoir la paix civile et protéger sa communauté, et a rédigé ses œuvres dans un arabe et un syriaque rigoureux afin de rapprocher les connaissances entre les différentes cultures et religions de son époque.
Œuvres principales :
- Mukhtasar fi ilm al-nafs al-insaniyya (Abrégé sur la psychologie humaine) (1280) : Ce livre offre une étude philosophique approfondie de la nature de l'âme humaine, de ses facultés et de sa relation avec le corps, s'appuyant sur la vision platonicienne et moderne et intégrant les conceptions théologiques syriaques.
- Tarikh Mukhtasar al-Duwal (Histoire abrégée des dynasties) (1286) : Cet ouvrage est l'un des livres historiques les plus importants, racontant l'histoire du monde depuis la création jusqu'à l'époque de l'auteur, se distinguant par sa neutralité et son recours à diverses sources en plusieurs langues.
- Kitab Daf' al-Hamm (Livre pour dissiper l'inquiétude) (1282) : Un livre éthique et divertissant qui combine des sermons, des contes agréables et des anecdotes, dans le but de réconforter l'âme humaine et d'alléger les fardeaux et les difficultés de la vie.