Acte V Scène XI Madame Bouvillon, la Baguenaudière.MADAME BOUVILLON, avec un voileLe Destin au berceau n’a point frappé mes yeux,Et son retardement me ramène en ces lieux.LA BAGUENAUDIÈREQue j’aurai de plaisir !… Mais la voici ; c’est elle.MADAME BOUVILLONLe voilà ; j’avais tort de soupçonner son zèle.LA BAGUENAUDIÈREEst-ce vous ?MADAME BOUVILLONOui, c’est moi. Mais vous-même, est-ce vous ?LA BAGUENAUDIÈREC’est moi-même, ravi d’avoir ce rendez-vous !Souffrez que mon amour à vos yeux se déploie.MADAME BOUVILLONSouffrez que vos regards soient témoins de ma joie.LA BAGUENAUDIÈRE, ôtant son manteauSincère est mon ardeur.MADAME BOUVILLON, ôtant son voilePure est ma passion.LA BAGUENAUDIÈREAh !MADAME BOUVILLONAh !LA BAGUENAUDIÈREAh ! c’est donc vous, Madame Bouvillon ?MADAME BOUVILLONAh ! c’est donc vous, Monsieur de la Baguenaudière ?Vous croyiez voir ici l’Étoile poussinière.Sachant bien que pour elle on me manquait de foi,J’ai feint exprès ainsi pour en juger par moi. ← Chapitre précédent Chapitre suivant →