Acte IV Scène I LE VIEIL HORACENe me parlez jamais en faveur d’un infâme ;Qu’il me fuie à l’égal des frères de sa femme :Pour conserver un sang qu’il tient si précieux,Il n’a rien fait encor s’il n’évite mes yeux.Sabine y peut mettre ordre, ou derechef j’attesteLe souverain pouvoir de la troupe céleste…CAMILLEAh ! Mon père, prenez un plus doux sentiment ;Vous verrez Rome même en user autrement ;Et de quelque malheur que le ciel l’ait comblée,Excuser la vertu sous le nombre accablée.LE VIEIL HORACELe jugement de Rome est peu pour mon regard,Camille ; je suis père, et j’ai mes droits à part.Je sais trop comme agit la vertu véritable :C’est sans en triompher que le nombre l’accable ;Et sa mâle vigueur, toujours en même point,Succombe sous la force, et ne lui cède point.Taisez-vous, et sachons ce que nous veut Valère. ← Chapitre précédent Chapitre suivant →