Acte III Scène PREMIÈRE Chicanneau, Léandre, le souffleur.CHICANNEAUOui, Monsieur, c’est ainsi qu’ils ont conduit l’affaire.L’huissier m’est inconnu, comme le commissaire.Je ne mens pas d’un mot.LÉANDREOui, je crois tout cela ;Mais si vous m’en croyez, vous les laisserez làEn vain vous prétendez les pousser l’un et l’autre,Vous troublerez bien moins leur repos que le vôtre.Les trois quarts de vos biens sont déjà dépensésÀ faire enfler des sacs l’un sur l’autre entassés ;Et dans une poursuite à vous-même contraire…CHICANNEAUVraiment, vous me donnez un conseil salutaire,Et devant qu’il soit peu je veux en profiter ;,Mais je vous prie au moins de bien solliciter.Puisque Monsieur Dandin va donner audience,Je vais faire venir ma fille en diligence.On peut l’interroger, elle est de bonne foi ;Et même elle saura mieux répondre que moi.LÉANDREAllez et revenez : l’on vous fera justice.LE SOUFFLEURQuel homme ! ← Chapitre précédent Chapitre suivant →